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Robert SOBOCINSKI
Né en 1960 à Poznan, en Pologne.
Diplômé de sculpture à l'Académie des Beaux-Arts de Poznan, il étudie l'architecture à l'école polytechnique de Poznan. Il est sculpteur depuis plus de 20 ans et a présenté ses oeuvres depuis le début des années 1980, d'abord en Pologne, puis en Allemagne, Belgique et en France.

Expositions individuelles
2008 Galerie Koralewski Paris
Ambassade de Pologne La Haye
Galerie Project 2.0 La Haye
2007 Galerie Lillebonne Nancy
2006-2007 Galerie Koralewski Paris
2004 Galerie Koralewski Paris
2002 Galerie Koralewski Paris
La Galerie Lillebonne Nancy
Galeria Miejska "Arsenal" Poznan
1997 Galeria Na Pietrze Poznan
1995 Galerie Koralewski Paris
1994 Le Prieuré Saint-Michel Normandie, France
1991 SAGA - Galerie Koralewski - Grand Palais Paris
Galerie Koralewski Paris
1990 Galeria MR - Palac Górków Poznan
1984 Galeria Wielka 19 Poznan
1983 Galeria Kontakt Poznan
1982 Galeria O.N. Poznan
Expositions collectives
2008 Art Elysées, avec la Galerie Koralewski, Paris
PRELUDIUM, Rzezba w miescie Poznan
BEELDENTUIN, Hof van Hartstocht Museumpark Hoogeveen, Pays-Bas
VREEMDE VOGELS IN BORNSE HOVEN, Beelden Buiten - Binnen Borne
2007 ST'ART, avec la Galerie Koralewski, Strasbourg France
La Galerie Lillebonne Nancy France
Abbaye d'Auberive, France
"Femme y es-tu?" Jardins du Luxembourg, Paris
2006

"Miedzynarodowe Triennale Rzezby - Wrazliwosc Poznan
"Triptyque 2006 - Apparence, Transparence, Presence" Angers
"ART PARIS 2006", avec la Galerie Koralewski, Grand Palais Paris

2005 "10 ST'ART", avec la Galerie Koralewski, Strasbourg
2004 Muzeum Narodowe Poznaniu Poznan
"Coup de Foudre!" L'Automne des Transis Bar-Le-Duc
ART PARIS, avec la Galerie Koralewski, Carrousel du Louvre Paris
XIV Miedzynarodowe Biennale Rzezby Poznan
4 Polen Kunst und Gewerbeverein Regensburg, Allemagne
2002 XIII Miedzynarodowe Biennale Rzezby Poznan
Artbarbakan Varsovie
Galeria Kunst in der Spilburg Park Rzezby - Wetzlar Niemcy
2001 6eme Biennale Europénne des arts, Paris
2000 XII Biennale des arts- "Architektura Rzezby" Poznan
"Grands et Jeunes d'aujourd'hui 2000" Espace Branly-Eiffel Paris
"Pourquoi faites-vous cette tête-là" Galerie Sabine Puget Paris
"Transis d'aujourd'hui" Bar-le-Duc
"Katalog 2000" Poznan
"Florforma 2000" Poznan
"Wspólczesna Rzezba Poznanska" Poznan
1998 FIAC - Galerie Koralewski Espace Branly-Eiffel Paris
XI Biennale des arts "Rekompozycja figury" Poznan
Salon d'Angers
1996 "Itinéraire 96" Exposition d'art contemporain Ville de Levallois
1995 "Autoportraits" Galerie Koralewski Paris
Europejskie Triennale Rzezby Paris
1994 Les Erotiques Galerie Koralewski Paris
1993 FIAC - Galerie Koralewski Grand Palais Paris
Top - Five Maison des Artistes Cagnes sur Mer
Face à Faces Galerie Koralewski Paris
Découvertes Galerie Koralewski, Grand Palais Paris
1992 VZW Kunsthuis Lossveldt Ostende, Belgique
FORT-ART Galery Tournai, Belgique
Visions d'Europe Tour Eiffel Paris
Salon de Montrouge Montrouge
SAGA Galerie Koralewski, Grand Palais Paris
"Découvertes Galerie Koralewski, Grand Palais Paris
1991 "Ecole de Poznan" Institut Polonais Paris
1990-2002 "Prélude... Préludes..." Galerie Koralewski Paris
1988 "Rzezba Poznania" Galeria BWA Poznan
1986 I Biennale Nowej Sztuki Zielona Góra
1985 "Artysci Poznania 1944 - 1984" Galeria BWA Poznan
"Mloda Sztuka Poznania" Galeria Kubus Hannover
1984 "Pokaz Poznanski" Galeria Studio Warszawa

 

Textes

Les dieux en charpie

Pour Nora, Sylvie et don Francisco,
qui m'ont prêté de leur espace temps

"Si je voulais devenir riche, tout d'abord, séance tenante, je cesserais d'être critique d'art. Si je voulais devenir vraiment très riche très vite et si j'avais moins de scrupules, je sais bien ce que je ferais, je deviendrais fondateur de religion ou à tout le moins de secte. Rien ne marche mieux en ce moment et j'ai l'immodestie de croire que j'y aurais quelque disposition.

Si donc….mais ce n'est pas le tout d'édifier un culte, encore faut-il en faire ériger les idoles et les temples. Pour le mien, qui serait un polythéisme (les monothéismes sont généralement plus ennuyeux et contraignants donc moins vendeurs), j'en confierais la réalisation à deux artistes. Pour les déités paisibles, celles qui consacrent les noces mystiques, secrètes, complexes de l'homme avec le monde, ses rameaux, ses graines et ses rêves, je demanderais cela à Axel Cassel. Mais de lui, j'ai déjà souvent parlé et ce n'est pas fini. A un second artiste, Robert Sobocinski, je commanderais les effigies tragiques, les mausolées ébranlés, les figurines de tous les êtres et espaces qui inquiètent la conscience humaine.

D'abord, je crois, je lui confierais la représentation d'un parent de Prométhée, mais qui, celui-ci, se ferais consumer par le feu dans le temps même où il le confierait aux hommes. Et puis celles de bien d'autres déités, foudroyées par leur propre tonnerre, de toutes qui se déchirent de leurs propres armes, de toutes celles, tragiques, qui rappellent à l'homme qu'on ne peut réussir sa vie sans ruiner son âme, courir sans perdre souffle, être ébloui sans être aveuglé.

Je lui commanderais aussi l'élaboration d'instables, improbables, indescriptibles autels spiralés, alvéolés, où accomplir des sacrifices dubitatifs et indécis, les seuls dont nous soyons aujourd'hui capables.

Non, les dieux de nos temps ne sont pas complètement morts, comme l'avait annoncé un peu hâtivement Nietzsche, ils sont même encore vigoureux, mais en loques, en lambeaux, en charpie, tout tailladés d'égratignures et d'éraflures. Ils n'ont pas été seulement couronnés d'épines, mais habillés d'échardes puis honteusement et violemment dénudés.

Robert Sobocinski est, à mon sens, le seul artiste capable de nous faire aujourd'hui des Rodin en lambeaux, des effilochages d'airain. Ce bronze, à priori l'une des matières les plus denses et massives qui puissent être, il sait l'effranger, le déchirer, l'écorcher, le dilacérer même minutieusement et violemment tout à la fois. Ses dieux, ses héros, ses démons sont d'une anatomie tout entière de cicatrices et d'égratignures. Avec lui, dès le premier regard, le volume est aussitôt arrosé d'acide, rongé jusqu'à son incertaine et tremblante moëlle. Sculpture, ici, grignotée par l'espace pollué de nos pluies acides et de nos larmes amères. En nos temps de vide, pour que nos idoles soient évidentes,il importe qu'elles soient évidées. Et Robert, avant tout, et presque unique en son genre est un sculpteur qui travaille par le vide.

Et puis, enfin, et comme je sais qu'il est architecte aussi, je lui demanderais d'ériger les temples, ceux qui abriteraient ce panthéon tout à la fois redoutable et délabré. "je vous construirai une ville avec des loques, moi", écrivait naguère Henri Michaux. J'en sais Robert Sobocinski parfaitement capable. Il nous ferait des Parthénons en toiles d'araignée, des pyramides en mousse et lichens, des Angkor en byssus de bivalves. Là seulement pourrait retentir et s'entendre les derniers balbutiements qui nous servent encore de misérables prières, d'oraisons désespérées."

Gérard Barrière
7 Avril 2004


Robert Sobocinski
Efflorescences formelles


"D'origine polonaise, Robert Sobocinski organise à Paris ca cinquième exposition. D'essence baroque, sa sculpture développe une ligne en constante métamorphose. Minérale, florale ou organique, elle génère une troublante efflorescence anthropomorphe. Tour à tour lianes et tentacules, les lignes s'emparent de l'espace à partir d'un mouvement centrifuge à l'écuote d'un imaginaire ardent.

Le dialogue est reconduit d'une sculpture à l'autre, dans une continuité formelle qui se renouvelle. Sobocinski travaille mû par une intuition, qui le conduit à mettre en action un univers métaphorique dont il aime souligner l'ambivalence. Abstraire et figurer n'est pour lui pas contradictoire. Qu'il s'agisse des deux versions du Démon, de la Danse ou de L'Envol, l'apparence humaine impose son empreinte. Des membres s'ébauchent sur un corps tronc, axe structurel autour duquel jaillissent des formes biologiques. Si ses sculptures récentes se déploient dans une vrille ascensionnelle propre à l'artiste, son lyrisme s'est tempéré au profit d'un enracinement, qui tend à conjurer la lutte avec l'appel puissant de l'apesanteur.

Fondus dans son atelier de Poznan, les bronzes à la cire perdue sont anoblis par des patines dont Sobocinski connaît tous les secrets alchemiques. Ils gardent les pressions du combat avec la matière et les conquêtes sur sa brutalité originelle, pour conjurer le temps.

"

Lydia Harambourg, La Gazette de l'hôtel Drouot - 12 Janvier 2007 No 2


" Inévitable conséquence d'une imagination libérale et pragmatique qui a substitué le consensus au sens critique, l'art d'aujourd'hui joue dangereusement sur les limites du non-être, et de l'indétermination. Figure nietzschéenne à l'entrée d'une galerie de miroirs, l'artiste n'est cependant pas seul à ce jeu de la modernité: le regard du spec­tateur lui répond, anesthésié par une mode de l'indécidable.

Mais il nous arrive encore, dans certaines rencontres, d'ôter nos lentilles, de rassem­bler des énergies optimistes, d'être sensible à des oeuvres qui ne se proclament pas d'un Art et d'une Pensée triomphants. Ici, l'œuvre est souvent héritière d'une pensée hasardeuse, singulière, solitaire, qui ne se saisit et ne se transmet plus que dans son "impouvoir", telle qu'elle revient des morts et de l'Histoire, et affronte en se sachant déjà vaine le néant du présent. Résonnent dans ces rencontres des remontées d'êtres, comme des voix d'un théâtre de Beckett...

C'est ce qui frappe dès l'approche des œuvres de Robert Sobocinski. C'est ce qui les hante : d'abord, une façon de relancer, de redéfinir physiquement l'essentiel de notre condition fragile de spectateur de l'œuvre, d'activer sensiblement l'appréhension que nous avons de la présence, de la substantialité et de l'espace de la chose créée.

La sculpture et son corps de vide : un personnage et son théâtre.

Et c'est d'un acte critique dont il s'agit, qui évalue la notion même de forme et des moyens plastiques de la transformer, de choisir entre les contraintes de la réalité et les possibilités inattendues de l'imagination. C'est une décision intense, un aboutisse­ment de l'observation et de la spéculation qui affirment que les choses peuvent être, ont été et seront encore, différentes.

Depuis une quinzaine d'années, en faisant œuvre de sculptures, Robert Sobocinski joue avec le feu. C'est en effet le destin de tout bronze, en art, d'être fondu.

Ses formes, signes archaïques, têtes, corps, êtres ou animaux mutants... naissent d'un dessein qui semble se substituer à la volonté d'un dieu créateur La forme ne se racon­te pas pour être identifiable à une forme de la réalité ; toute ressemblance est déréglée par un autre atavisme, par une autre loi de l'évolution des espèces, et de la matière.

Rien ne nous est cependant tout à fait étranger, ni indifférent, mais le mode de connaissance paraît associer, sans distinction, tous les règnes de la vie. La monumen­tale Spirale, bronze déchiqueté à l'extrême, semble avoir trouvé une force végétale pour s'extraire de l'alliage de cuivre et de plomb et s'élancer vers le haut autour d'un axe de vide.

Les bustes d'hommes: Icare, Etranger, Revenant, ne sont plus que des entrelacs de bronze, ultime mémoire d'une chair désormais exangue, mais à laquelle l'espace paraît redonner une nouvelle respiration... Qui aurait cru que ces corps vic­torieux de leur propre mort soient faits de la même étoffe que l'imaginaire?

Sans doute sommes-nous face à des corps, à des choses organiques évidées, déchirées, mais l'art du sculpteur concerne le volume et l'expérimentation de la masse d'un matériau. L'exigence de la technique de la fonte au sable et à la cire perdue, les expérimentations auxquelles il se livre dans la forme lors de l'épreuve du feu, puis du refroidissement de la matière de bronze, sont aussi une exténuation qu'il entreprend du concept de sculpture, le menant à opérer un renversement interne du sens de son geste. C'est par ses évidements, son espace de vide que la sculpture prend son sens. Elle apparaît métaphoriquement... et littéralement, creuse. Elle gagne aussi, dans ce traitement, en effet indéniablement pictural que l'existence de nombreux dessins, dans l'œuvre de Sobocinski, présageait déjà.

Cet effet réel de l'œuvre, son développement à travers l'évolution du matériau, lui apporte une force émotionnelle d'autant plus grande que l'on devine qu'elle n'est pas de l'ordre de la perfection ou de la virtuosité techniques, mais de hasards enfouis sous la terre, lors de l'épreuve du feu, et que l'artiste a appris à provoquer et à maî­triser II investit ainsi l'œuvre d'une présence magnétique qui la replace gravement et profondément dans la genèse de la Nature. Il renvoit à l'énigme de la matière deve­nant art, de la sculpture devenant présence au regard, œuvre d'une opération démiurgique ramenant au-devant de nous l'idée créatrice, et non une ruine de matiè­re rongée par le temps.

Les ciselures, brèches, déchirures par lesquelles le bronze est travaillé, de l'intérieur et de l'extérieur, suggèrent plus qu'une soumission au temps ; elles dépossèdent notre regard d'une violence qui appartient exclusivement à l'œuvre, et par laquelle le sculp­teur domine la matière et la technique. Elles marquent aussi le caractère unique de la forme plastique et esthétique délivrée du chaos : cela n'a lieu qu'une fois. L'œuvre ne se copie pas.

Si la forme est répétée, comme dans l'Horizon, et l'Etude d'une tête, d'autres forces surviennent dans le processus de l'exécution, d'autres hasards, qui modifient l'acte de substantiation et donnent au vide d'autres qualités. L'espace et la matière sont, une autre fois, une expérience vécue de l'œuvre qui échappe ainsi résolument à toute condition d'objet". C'est encore là une expérience unique du réel que Sobocinski réa­lise et qui oriente son œuvre sculptée vers un processus d'évolution, et non de reproduction.

Lors de cette recherche créatrice qui tente de rapprocher des formes étrangères ou séparées de la nature, le sculpteur veut engendrer ses propres formes, ré inventer un absolu pour restituer les formes universelles et mythiques de la nature. Le mythe de la licorne rôde dans cet atelier de métallurgie... Et si le feu est l'état idéal pour opérer cette fusion, on ne saurait négliger le rôle essentiel que prend, ensuite, l'espace comme autre élément définitif et constitutif de la sculpture. Il achève l'œuvre en même temps qu'il la recharge d'humanisme. (La sculpture contemporaine s'est sou­mise à cette problématique de l'espace depuis qu'elle a aboli la notion de socle et de position unique : des sculptures de Sobocinski confirment cette présence fondatrice de l'espace par la manière dont il fonctionne et circule en elles, à te point que ces œuvres n'ont plus de sens précis pour être posées, déposées, voire suspendues... Ceci confirme également une conception de l'œuvre comme étant capable de faire son propre espace, d'être elle-même un espace à part entière ; on comprendra l'importance de ce rayonnement de l'œuvre pour faire sens au regard).

L'effet de réel que la sculpture de Robert Sobocinski entretient, dans une détermina­tion conflictuelle, avec le plein et le vide, la forme et sa consumation au feu, la matiè­re et l'espace, n'est pas une démarche figurative ni naïve.

La présence du geste, ou l'intention qui conduit aux altérations de la forme lors de la fonte, et une réalité physique qui transmet une énergie primordiale aux œuvres : mais l'acte physique, qui mêle compréhension et action, découle aussi d'un présupposé mental et émotionnel, d'un fantasme qui ouvre matière et espaces à des fantômes archaïques. Est-ce une résurgence d'un passé architectural baroque qui s'exprime alors chez ce Polonais ? Le pouvoir suggestif est en quelque sorte un dispositif scènique, une réponse que la sculpture apporte à l'espace en multipliant les points de vue sensibles. L'espace n'est pas seulement ce qui, en creux, entourerait un centre ; c'est un fantasme abstrait, une profondeur imaginaire qui métamorphose une matière et un espace mêlés en forme, en présence.

Regarder l'œuvre, c'est alors lui apporter une réponse, investir le vide pour en recon­naître sa vérité. La forme mythique a le pouvoir de faire de l'étrange, et de l'irrationnel. C'est cette force abyssale du mythe qui hante les œuvres de Sobocinski, une sorte d'in-finitude de la sculpture à nous ouvrir un espace imaginable."

Alain Macaire
(Paris, 1993)


Transis d'aujourd'hui

"Inspiration, élévation : telles pourraient être les premières définitions de l'oeuvre de Robert Sobocinski, qui fait tourbillonner les formes qu´il invente, jusqu´à faire oublier la densité du bronze qui les constitue. Son étonnant univers évoque celui des cocons après l'envolée des papillons, celui des mues, du placenta.{...} Le bronze coulé à la cire perdue par Robert Sobocinski conserve l'empreinte d'un corps qui s'est libéré de sa pesanteur terrestre, pours'en aller rejoindre le bal des esprits.
Stimulante, mélancolique, la forme qui nous est donnée à voir est fondamentalement une mémoire de corps, un souvenir du travail accompli, une allégorie du travail nécessaire, prélude à toute forme d'accomplissement. Robert Sobocinski incarne des évasions réussies."

François Monnin , "Transis d’aujourd’hui”, Bar-le-Duc, 2000.

 

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